Après Eric Besson, Martin Hirsch, Bernard Kouchner ou Fadela Amara, Hubert Védrine a rejoint les rangs de ceux que Solférino appelle les “traîtres”, en acceptant une “mission” sur la mondialisation. Les noms de Jack Lang et Malek Boutih circulent comme étant les prochains à franchir le pas. L’ancien ministre de la Culture serait, en effet, fortement pressenti pour rejoindre une commission sur la réforme des institutions.
David Assouline a analysé cette situation pour le blog Rue89.com dénonçant l'ouverture "immorale" et le brouillage des cartes par le président de la République, le sénateur socialiste de Paris, proche de Ségolène Royal, appelle à la rénovation du Parti socialiste pour une "opposition forte" et efficace.
Voir la video :
http://www.rue89.com/2007/07/04/assouline-pas-d-ouverture-a-gauche-juste-du-debauchage
Je tenais à vous remercier de votre soutien et votre implication. Ce que nous avons fait ensemble, à défaut d'une victoire, constitue une force que nous devons faire fructifier. Le suffrage universel a parlé. Le pouvoir devra désormais être jugé sur ses actes.
J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la Gauche. Cela s'est traduit notamment par une forte participation des jeunes.
Je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à Désirs d'avenir.
En effet, notre association, qui a tellement fait pour réinventer les méthodes de la vie politique et pour faire vivre la démocratie participative, doit aujourd'hui se doter de moyens plus solides et notamment pour appuyer les comités locaux et poursuivre l'existence du site Internet. Ce sont les moyens nécessaires au service de l'idéal qui nous rassemble et qui fait notre force.
Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble.
C'est pour pouvoir continuer avec vous ce que nous avons commencé, que je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à l'aide du bulletin joint, ou directement en ligne sur le site Internet.
Vous pouvez compter sur moi. Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable qui m'incombe désormais.


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Quelle Justice demain ? GRAND DEBAT A PONTOISE
En présence de Jean Yves Le Bouillonnec
Député maire de Cachan
5 AVRIL 2007 - 19h30 à la Maison de l'avocat
(6 rue Taillepied, prés le TGI de Pontoise)
Organisé par le Collectif BESOIN de JUSTICE
" Besoin de Justice" a été fondé au début du mois de février à Pontoise. Ce collectif regroupe actuellement une trentaine d'avocats, de magistrats, d'éducateurs, de travailleurs sociaux et de membres d'associations impliquées dans le fonctionnement de la Justice.
Nous sommes réunis par l'envie de changer la justice dans le sens d'une indépendance accrue, d'une meilleure insertion dans la Cité, en veillant à ce que les inégalités d'accès au droit ne redoublent pas les inégalités sociales. Nous pensons que pour parvenir à des diagnostics informés de la crise de l'institution, comme à des propositions de réformes pertinentes, il faut dépasser les clivages professionnels et "croiser les regards".
Pour tout contact : besoin-de-justice@laposte.net

Ségolène Royal tient à apporter son entier soutien à l'association Sidaction qui organise les 23, 24 et 25 mars trois journées de sensibilisation, de mobilisation et de collecte de fonds pour la lutte contre le sida. Elle salue le travail effectué tout au long de l'année par cette association qui, depuis 1994, œuvre avec beaucoup d'efficacité en faveur de la recherche et de l'aide aux malades grâce aux fonds qu'elle collecte.

>> appelez le 110

Moins d'un mois après le vote de la loi sur le droit au logement opposable, applicable au 1er janvier 2008, les expulsions locatives peuvent théoriquement reprendre à compter de vendredi 16 mars, fin de la trêve hivernale.
Toutes les associations fortement mobilisées tout au long de l'hiver sur les problèmes des sans-logis et du logement dénoncent l'augmentation des résiliations de bail pour loyers impayés et des expulsions. «C'est paradoxal d'avoir une telle augmentation du contentieux et des expulsions alors que les personnes qui en sont victimes sont les premières censées être protégées par la nouvelle loi», a déclaré Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. Selon le délégué de la Fondation, dont le rapport annuel sur le mal-logement fait autorité, il y a eu 100.000 décisions de justice prononçant une expulsion en 2005. «Plus préoccupant encore, dit-il, il y a eu cette même année, 10.000 expulsions effectives avec le concours de la force publique, soit une augmentation de 33% en un an.»
Les expulsions ont plus que doublé depuis 1997, de même que le recours à la force publique: d'une intervention effective de la force publique sur deux requise, on est passé au taux de 60%, affirme Patrick Doutreligne.
Parallèlement, souligne Jean-Pierre Giacomo, président de la Confédération nationale du logement (CNL), l'Etat a accordé 73,5 millions d'euros en 2004 d'indemnités aux bailleurs victimes d'impayés.
Les associations pour le droit au logement ont rassemblé plusieurs milliers de personnes dimanche dernier à Paris pour dénoncer la reprise des expulsions locatives le 16 mars. «Dans la mesure où on a encore des tentes sur le Canal Saint-Martin et ailleurs, des familles dans des hôtels et des structures d'accueil saturées, on demande que le gouvernement observe une trêve des expulsions», a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL).
La Fondation Abbé Pierre demande, «dans l'attente de la mise en application, le 1er décembre 2008, de la nouvelle loi», «des mesures immédiates». «Sans quoi, dit-elle, les espoirs suscités par la nouvelle loi seront mis à mal par la montée inexorable des exclus du logement».
Des maires ont pris des arrêtés municipaux interdisant les expulsions locatives sans relogement, arguant de la loi instituant le droit au logement opposable: ainsi les maires communistes de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), Bobigny et Stains (Seine-Saint-Denis), et Vénissieux (Rhône).
Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a demandé au Premier ministre, Dominique de Villepin, de faire interdire «les expulsions locatives sans relogement pour les locataires de bonne foi». Il estime que, «malgré les efforts de la Ville, le nombre d'expulsions effectives avec concours de la force publique est resté trop élevé avec plus de 1.100 cas».
A Lyon, l'Opac du Rhône, qui gère un parc de 41.000 logements, a indiqué qu'il n'y aurait pas d'expulsions à la fin de la trêve hivernale mais que «23 expulsions, réparties sur l'année, ont été réalisées en 2006 contre 16 et 19 en 2005 et 2004».
A Strasbourg, Christian Sager, de l'Association de Défense des Locataires (ADL) a estimé que «les bailleurs seront peu nombreux cette année à oser expulser en raison de la présence des Don Quichotte: si jamais les bailleurs ont le malheur d'expulser, on aura des locataires qui rejoindront le camp, et ça ne fera pas bon effet».
La Fondation Abbé Pierre, dans son rapport 2007 sur le mal-logement publié jeudi, dénonce le décalage qui s'est creusé ces dernières années entre la production de logements neufs et les besoins sociaux de la population."On construit 76% des logements pour le tiers de la population le plus aisé", résume Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, qui accuse les pouvoirs publics d'avoir été "myopes aux besoins sociaux" au cours des dernières années.
"Société et logement connaissent des évolutions inverses", souligne la Fondation dans son 12e rapport annuel: d'un côté la demande se fragilise, de l'autre le logement connaît un renchérissement et devient inaccessible au plus grand nombre. "Les classes moyennes sont dupées et les classes populaires sont oubliées", souligne le rapport.
Même si en 2006 comme en 2005, les mises en chantier ont atteint des chiffres record depuis 25 ans (respectivement 430.000 et 410.000), la part des logements qui seront attribués sous conditions de ressources ou à des loyers inférieurs à ceux du marché ne représente que 41% de la production, contre 67% en 2000.
La Fondation souligne par ailleurs que la progression globale du nombre de logements sociaux financés depuis 2004 "tient essentiellement à l'augmentation de l'offre locative intermédiaire (...) inaccessible à la grande majorité des 1.300.000 demandeurs de logements sociaux".
A l'inverse, le nombre de logements construits destinés à des ménages qui peuvent se loger sans aide a plus que doublé, passant de 100.000 en 2000 à 260.000 unités en 2006.
"Il ne faut donc pas s'étonner du décalage considérable entre l'appréciation favorable de la situation, émanant des responsables de la politique du logement, et celle des Français préoccupés par la rareté des logements proposés à des prix abordables", souligne le rapport.
La Fondation accuse l'Etat d'avoir affecté, ces dernières années, les ressources publiques à promouvoir des produits immobiliers qui ont contribué à l'affaiblissement du rôle social du parc privé. Ainsi, souligne-t-elle, le dispositif "Robien" a-t-il contribué à la hausse des loyers privés.
La dégradation des situations sur toute la chaîne du logement, souligne-t-elle, a "des effets dévastateurs pour les plus fragiles" contraints de se loger dans toutes sortes d'habitations "indignes" : squats, bidonvilles, campings, caves...
L'"imprécision" des chiffres de ce "non-logement", ajoute la Fondation, ne doit pas conduire à minorer l'importance du phénomène. Elle en veut pour preuve, par exemple, la "flambée" des demandes de domiciliation administrative et postale.
Selon Christophe Robert, ce type d'inscriptions auprès des associations est passé du simple au triple en cinq ans : à La Rochelle, l'association l'Escale a reçu 1900 demandes de domiciliation en 2006 contre 350 dix ans plus tôt.
Une deuxième mesure, a-t-il précisé, est l'inscription à l'école d'enfants qui n'ont pas d'adresse: en Seine-Saint-Denis, ce serait le cas de 20.000 enfants.
Désirs d'avenir Val d'Oise organise prochainement un débat sur le logement où nous pourrons développer tous ces problèmes. Il se tiendra à Bezons, je vous en dirais plus dans quelques jours.
Il sort dans quelques jours, le 11 janvier, un nouvel essai "Face à l'insécurité refaire la Cité" lui qui était l'auteur d’un rapport sur la sécurité dans le logement social (« Habiter, Cohabiter ») à la demande du gouvernement en 2001 et qui a publié plusieurs ouvrages dont Éloge de la sécurité (Gallimard/Le Monde, 2003), et En manque de civilité (Éd. Textuel, 2005).
Voici le "teasing" que sa maison d'édition nous propose : L’insécurité est devenue un des enjeux majeurs du débat politique. On l’exploite ou on l’esquive, on l’exagère ou on la minimise, on l’exhibe ou on la cache, mais elle fait constamment partie des préoccupations populaires les plus sensibles.
Didier Peyrat reprend l’analyse des faits, en refusant d’être l’otage des préjugés. Il développe une approche originale qui cherche à réconcilier traitement des questions sociales et droit à la sécurité des biens et des personnes.
La criminalité n’est plus la même : non seulement elle s’est amplifiée, mais ses désordres mettent en cause un vivre-ensemble fondamental. Une civilité déjà mise à mal par le capital amoral qui « enseigne » de façon officieuse, chaque jour, le culte de la « gagne », le bien fondé de la toute puissance et de l’absence de limite.
Pour combattre la montée des violences, dirigées contre autrui plus que contre l’Etat, contre des personnes et non contre des « systèmes », il faut combiner prévention, punition et réparation. En s’adossant à des principes défendus par-delà les différences et les hiérarchies sociales.
Dans une société déchirée par la complexité et dilatée par le gigantisme urbain, les individus tiennent à la fois à leurs libertés et à un minimum de stabilité : au mouvement et à l’ordre. Dans un tel monde, on ne peut se passer de valeurs opposables à tous, inconditionnelles.
C’est ainsi que l’on répondra sans démagogie au besoin de sécurité : en recomposant une autorité civile, valable ici et maintenant, sans renvoyer la résolution des problèmes à l’avènement d’un monde meilleur.
Il s’agit ici non pas d’ « en finir avec l’insécurité », ou de la nier, mais d’y faire face, en revivifiant la civilité et la démocratie. Bref, de refaire la Cité.
En librairie le 11 janvier 2007
Chez Buchet-Chastel
210 p.
14 euros.











