En France, 12 millions de jeunes, dont près de 23 000 Argenteuillais, ont fait hier leur rentrée scolaire de la maternelle
au lycée.
Moments d’appréhension pour les plus jeunes et de nostalgie des vacances passées. Moments de joie de retrouver ses amis, son
école, ses enseignants. La rentrée est aussi le temps des questionnements et de la réflexion.
Et cette rentrée est malheureusement une nouvelle fois marquée par la politique de court terme du gouvernement actuel :
16 000 suppressions de postes cette année alors que le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter. Le non remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux aura
ainsi entrainé la suppression de 80 000 postes entre 2007 et 2012.
A Argenteuil, nous déplorons la fermeture de 5 classes contre seulement 4 ouvertures. Les classes sont de plus
en plus surchargées ; et ce, au détriment d’un apprentissage plus approfondi et plus serein, d’une proximité plus étroite entre les professeurs et leurs élèves. La suppression de 3
postes de RASED (Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté) et de 9 postes REP (Réseau d’Education Prioritaire) témoigne du peu de moyens et d’attention que
le gouvernement porte au combat contre l’échec scolaire. Les emplois de vie scolaire (EVS) font aussi les frais de cette politique alors qu’ils
sont pourtant d’une aide précieuse pour les directeurs d’école et exercent des fonctions essentielles au moment où se multiplient et se complexifient les tâches administratives demandées. Les
non remplacements des enseignants absents pour de courtes durées se généralisent et seuls les remplacements longs sont devenus prioritaires.
La réduction des moyens humains s’accompagne par ailleurs d’une réorganisation brutale et aberrante des acteurs de
l’éducation. Les enseignants sont désormais trop rapidement abandonnés aux réalités du terrain sans réelle formation pédagogique ni aide à la gestion des
groupes.
Les effets de cette politique injuste et irresponsable se traduisent sur le terrain par une détérioration continue des
conditions de travail des enseignants et par une dégradation des conditions de scolarisation des élèves.
L’éducation, un des premiers devoirs de l’Etat, comme le dit clairement notre Constitution, est aujourd’hui mise à mal.
Face à cela, je suis intimement convaincu que nous devons faire le pari de l’avenir et pour cela de l’éducation de
tous. Nous devons garantir un service public de l’Education nationale de qualité, disposant de moyens à la hauteur des enjeux.
Pour compenser ces défaillances, je me fais un devoir de mettre en place, en toute responsabilité et avec pragmatisme,
des dispositifs municipaux innovants en faveur de la réussite et l’égalité des chances pour tous les élèves du primaire, mais aussi du secondaire et du supérieur : accueils du matin
doublés, déploiement des ateliers ludiques et éducatifs sur le temps du midi (Activ’Midi), renforcement des études surveillées et de l’accompagnement à la scolarité, SOS Rentrée, aide au
financement de la carte Imagine’R, installation de 14 tableaux numériques interactifs supplémentaires. Par ailleurs, notre action vise aussi à doter notre ville d’équipements structurants, de
qualité, répondant aux besoins pédagogiques actuels et proposant des conditions d’enseignement adaptées. Une trentaine de chantiers ont été conduits durant l’été. Au total, ce sont 120
millions d’euros qui seront consacrés pendant le mandat au patrimoine scolaire et aux centres de loisirs.
Soyez assurés de notre détermination à continuer nos efforts pour créer
les conditions favorables et adéquates à l’apprentissage et à l’épanouissement de tous les jeunes Argenteuillais. Soyez assurés aussi de notre combat face au renoncement de
l’Etat.
Mardi 6 septembre 2011
2
06
/09
/Sep
/2011
14:52
0
-
Publié dans : Argenteuil