L'annonce d'une journée de "management participatif" organisée par Georges Mothron le 15 février 2007 pour le personnel de la Mairie d'Argenteuil aurait pu relever du domaine de la plaisanterie quand on connaît le régime auquel sont soumis depuis 2001 les agents communaux. Pour autant, ce n'en est pas une et il est plutôt amusant de constater que Georges Mothron tente de copier les méthodes de la candidate socialiste à l'élection présidentielle.

Mais la logique participative n'est pas à la portée de tous. En effet, cette journée de formation, qui sera sûrement médiatisée tant elle sera exceptionnelle, ne fait en rien oublier les difficultés que rencontrent au quotidien les agents municipaux d'Argenteuil. J'ai écris à ces agents à l'occasion de la nouvelle année car ils sont nombreux, lors de mes permanences ou mes déplacements sur la commune, à m'interpeller pour dénoncer une gestion incohérente et autoritaire du personnel municipal.

Il est toujours intéressant pour une organisation quelle qu'elle soit de travailler à une meilleure coordination des actions et des services. Il est regrettable de n'y consacrer que quelques heures.


Pour moi fondamentalement, au-delà de l'aspect gadget et marketing, la bonne gestion des agents municipaux s'effectue au quotidien, dans le respect et la valorisation de l'engagement de chacun pour le service public.

Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 21:28
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Je vous propose un reportage de VOTV concernant la campagne de
Ségolène Royal dans le Val d'Oise

JT du lundi 12 février
(12/02/2007)
 Présidentielle : le PS-95 dans la campagne

Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 22:47
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Le discours de François Hollande

"La clarté, chers amis, elle commence par le rappel d’une évidence : le 6 mai prochain, nos concitoyens vont avoir à choisir entre la continuité et le changement. La continuité, elle a son candidat, c’est Nicolas Sarkozy. Il est dans ce scrutin le quasi sortant, il a gouverné le pays depuis 2002 comme ministre d’État, comme président de l’UMP, il est soutenu dans cette campagne par les deux Premiers ministres de la législature qui s’achève : Jean-Pierre Raffarin, c’est quand même une référence, Jean-Pierre Raffarin ! Dominique de Villepin, c’est quand même une caution !"

...

"J’ai du respect pour la gauche dite antilibérale, mais la question qui lui est posée est moins celle du nombre de ses candidats à l’élection présidentielle que celle de son attitude au second tour de l’élection présidentielle. Veut-elle, cette gauche, envoyer un message de radicalité sans lendemain et disparaître pendant cinq ans ? Ou veut-elle cette gauche-là avec nous battre la droite et transformer le pays ?"

...

"Dans cette élection présidentielle justement, la droite ne veut pas être la droite, on peut la comprendre. Nicolas Sarkozy n’est plus de l’UMP nous dit-il, il est de France. Il aurait pu dire de Neuilly, non, il est de France. Il nous a fait un aveu : « J’ai changé », a-t-il dit. Retenez bien cette expression. S’il a changé, c’est qu’il n’était pas bien avant.

Et s’il a changé, c’est qu’il ne sera pas mieux après. Mais il n’a plus de passé, et le voilà d’ailleurs qui vient chercher dans notre propre histoire ses références : Jaurès, Blum, Mitterrand. Ne vous plaignez pas de cette captation d’héritage, elle peut surprendre, elle peut être désagréable, mais si c’était le plus bel hommage que l’on puisse rendre aux noms qui ont marqué profondément l’histoire de France qui incarnent là encore le patrimoine national.

Là encore, soyez généreux, soyez socialistes, mettez-vous un peu à sa place. Vous seriez de droite, ce que vous n’êtes pas, j’en conviens, vous seriez de droite, mais qui chercheriez-vous comme référence ? De Gaulle, sûrement. Mais avant de Gaulle, après de Gaulle, qui ? disant : « enrichissez-vous », Thiers, le massacreur de la Commune ? Mac Mahon, « se démettre ou se soumettre » ? Poincarré ? Dois-je continuer ? Tardieu, qui le connaît ? Antoine Pinay, voilà une belle référence, il a même vécu cent ans, ça laisse une trace ça dans l’histoire de la République ! Réfléchissez encore.

Sarkozy aurait quand même pu citer Giscard. C’est dur pour Giscard d’avoir Mitterrand comme référence. Mais il aurait pu dire Balladur. Voilà une belle référence pour Nicolas Sarkozy. Et Chirac ? Mais pourquoi il n’a pas dit Chirac ?

Alors, voyez-vous, il faut les comprendre. La belle histoire, la grande histoire, le progrès, les conquêtes sociales, qui les a faites ? C’est la gauche et pas la droite.

Mais, chers amis, j’y ai vu aussi comme un discours de circonstances. Et je me suis posé cette question : si, sortant de Villepinte, nous allions faire un tour à Neuilly dont Nicolas Sarkozy fut maire pendant longtemps, et nous ferions l’exercice suivant : nous demanderions aux passants : mais où est la place Léon Blum ? Où est le boulevard Jean Jaurès ? Et où est l’avenue François Mitterrand ? On nous aurait répondu : « Vous ne trouverez pas âme qui vive là-bas, personne n’habite à l’adresse indiquée, Jean Jaurès, Léon Blum ou François Mitterrand, allez voir plutôt du côté de Barrès, de Déroulades* ou de Charles-Laffite. Mais de Blum, de Mitterrand et de Jaurès, point du tout. »

Mais il y a même quelque imposture, je le dis ici, à vouloir citer Jaurès quand on veut remettre en cause le droit de grève des salariés dans notre pays, quand Jaurès, lui, s’est battu à Carmeaux* pour arracher ce droit. Oui, il y a de l’imposture à citer Blum quand on veut mettre en cause les 35 heures, quand Blum, lui, a fait les 40 heures et les congés payés.

Oui, il y a du cynisme à vouloir citer François Mitterrand et remettre encause la retraite à 60 ans et l’impôt sur les grandes fortunes. Et il y a de la mystification à parler des travailleurs et des travailleuses quand, depuis cinq ans, avec cette majorité, l’assistance, le nivellement, la précarité se sont étendus, le nombre de RMIstes a augmenté de 250 000. Depuis 2002, 70 % des embauches de notre pays se font avec des contrats à durée déterminée ou de l’intérim. 80 % des salariés ne gagnent pas 2 000 € dans notre pays. Voilà le bilan droite, voilà sa politique, et elle viendrait nous parler des travailleurs et des travailleuses."

...

"Enfin, nous devons opposer aux droits dits opposables les droits effectifs.

La droite a trouvé ces derniers jours une formule pour satisfaire à des pressions fortes, répondre à des urgences. J’avoue que nous n’y avions pas songé. Il suffirait maintenant d’inscrire dans une loi l’existence d’un droit opposable, et c’en serait terminé des problèmes des mal-logés, des mal-soignés, des mal-éduqués. Il y a donc un droit qui doit être inscrit là bientôt pour le logement. Tant mieux si ça peut permettre des politiques différentes, mais quelle est l’inspiration ? Elle nous vient là encore de Nicolas Sarkozy.

Le droit opposable au logement, cela consiste, pour une personne sans domicile fixe, par exemple à Neuilly, qui cherche un toit, un logement, il n’en trouve pas : application du droit opposable au logement. Il va donc voir son avocat, très simple, son avocat l’oriente vers une commission qui elle-même saisit un tribunal, et au bout de cinq ans, ce sans domicile fixe peut avoir un logement social à Gennevilliers. Voilà pour le droit opposable au logement.

Mais nous n’avions pas tout vu, chers amis, il y a maintenant le droit opposable pour l’accueil en crèche, c’est ce que propose Nicolas Sarkozy. Vous êtes parents, vous avez un enfant en bas âge, vous vous adressez à votre commune : « il n’y a pas de places en crèche ». Qu’à cela ne tienne : droit opposable à la crèche. Vous allez voir votre avocat qui saisit une commission, qui elle-même en appelle au tribunal, et au bout de cinq ans, quand votre enfant est à l’école, vous pouvez le remettre à la crèche.

Mais nous n’avions pas tout vu. Il nous est proposé un droit opposable à l’accueil dans une maison de retraite. Mais pourquoi riez-vous ? C’est très simple. Vous êtes une personne âgée dépendante, vous demandez un accueil dans une maison spécialisée : « il n’y a pas de place » : droit opposable. Vous allez voir votre avocat, celui que vous aviez déjà saisi lorsque vous étiez en crèche, il vous renvoie devant la commission, qui elle-même en appelle au tribunal, et au bout de cinq ans, le bon Dieu, si vous y croyez, vous accueille avec une place dans le royaume des cieux.

Nous, chers amis, nous ne sommes pas dans cette logique-là, des droits théoriques, des droits virtuels. Nous ne sommes pas dans une logique américaine, nous sommes dans une logique française de services publics, de droits effectifs, de prestations sociales garanties. Oui, si l’on veut avoir un logement, il faut d’abord construire 120 000 logements sociaux par an. Il faut imposer aux communes qui ne font pas de logements sociaux 20 % das chaque résidence et dans chaque ville. Et quand ils ne le font pas, ces maires-là, souvent de droite, il faut que l’Etat se substitue à eux pour qu’il y ait les logements sociaux indispensables."

Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 22:35
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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 12:47
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 14:31
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Ségolène Royal a déjà avancé de multiples propositions, recensées sur son site Internet

www.desirsdavenir.org

ECONOMIE:

- pouvoir d'achat: remettre à plat l'indice des prix. Conférence salariale avec les partenaires sociaux pour donner "un signal fort" (non chiffré) sur le SMIC et examiner les autres salaires

- 35 heures: floue sur le sujet, elle préconise une "réforme" dans le sens de "la compétitivité économique des entreprises". Elle n'a pas exclu d'"aller au-delà" des assouplissements actuels

- emploi: pour ramener le taux de chômage sous les 5%, elle veut lancer "dès 2007" un "plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale". Ce dernier secteur recèlerait " 500.000 à un million d'emplois", "coacher efficacement" les chômeurs pour les orienter vers les secteurs en manque de main-d'oeuvre, créer un "filet de sécurité" ou "Sécurité sociale professionnelle" pour les salariés

- contrats: le CDI doit "redevenir la norme". Le CNE sera abrogé

- minima sociaux: "revenu de solidarité active" pour permettre aux RMIstes de reprendre un travail sans que leur niveau de vie en pâtisse

- entreprises: conditionner les aides publiques à "l'interdiction de délocaliser" si l'entreprise fait des bénéfices, "moduler" l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués, accorder un "bonus sur les cotisations sociales" pour celles qui embauchent en CDI

- dialogue social: prône un "syndicalisme de masse". Droit de vote des représentants salariaux dans les instances de décision des entreprises

- services publics: "service public de la petite enfance", "pôle public national de l'énergie" par un "rapprochement" entre GDF et EDF

- fiscalité: "le capital sera plus taxé que le travail". Réforme des stock-options

SOCIETE :

- sécurité: "sanctionner le premier acte de transgression de la loi"; placer les plus de 16 ans dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes" au premier acte de délinquance; rétablissement de la police de proximité.

"Expérimenter la présence d'un second adulte" dans les classes difficiles. Mise sous tutelle des allocations des parents défaillants

- éducation: scolarisation obligatoire dès trois ans, "élargissement" de la carte scolaire, soutien scolaire gratuit

- logement: construire 120.000 logements sociaux et autoriser l'Etat à se substituer aux communes en infraction en "réquisitionnant les terrains". Les communes pourraient procéder à des "acquisitions-réquisitions" de logements et "surtaxer les logements vacants".

Une famille qui paie régulièrement son loyer pourrait devenir propriétaire de son logement après dix à quinze ans; "revaloriser" les aides au logement, plafonner la dépense de logement des ménages modestes à 25% de leurs revenus ("bouclier logement")

- immigration: hostile à une régularisation massive, elle prône un règlement "au cas par cas", "décentralisé" aux préfets. Elle veut aussi "revenir à la régularisation au long cours" après dix ans de présence irrégulière

- environnement: réduire la part de l'électricité nucléaire à "50% d'ici 2017", "augmenter la part des énergies renouvelables" par une fiscalité incitative, lancer un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens". Les permis de construire seraient conditionnés au respect de normes environnementales; nommer un "vice-Premier ministre chargé du Développement durable", établir un "moratoire" sur les "OGM en plein champ, "débattre" de la création de péages urbains"

- jeunes: "droit au premier emploi" pour que "pas un jeune ne reste au chômage plus de six mois", créer 500.000 emplois-tremplins (emplois-jeunes des régions du PS) en cinq ans, créer une "allocation d'autonomie" et accorder à chaque jeune à 18 ans un "prêt à taux zéro" de 10.000 euros; contraception "gratuite" pour les jeunes femmes jusqu'à 25 ans

- santé: "médecine gratuite de proximité" pour les plus modestes

- homosexualité: élargir le mariage et l'adoption aux homosexuels

- femmes: sa première loi serait sur "les violences faites aux femmes"

EUROPE ET INTERNATIONAL:

- soumettre à référendum en France en 2009 un "texte court"

- augmenter "sensiblement" le budget européen

- pause dans les élargissements

- Iran: lui interdire l'accès au nucléaire civil et militaire
Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 12:53
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La Fondation Abbé Pierre, dans son rapport 2007 sur le mal-logement publié jeudi, dénonce le décalage qui s'est creusé ces dernières années entre la production de logements neufs et les besoins sociaux de la population.

"On construit 76% des logements pour le tiers de la population le plus aisé", résume Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, qui accuse les pouvoirs publics d'avoir été "myopes aux besoins sociaux" au cours des dernières années.

"Société et logement connaissent des évolutions inverses", souligne la Fondation dans son 12e rapport annuel: d'un côté la demande se fragilise, de l'autre le logement connaît un renchérissement et devient inaccessible au plus grand nombre. "Les classes moyennes sont dupées et les classes populaires sont oubliées", souligne le rapport.

Même si en 2006 comme en 2005, les mises en chantier ont atteint des chiffres record depuis 25 ans (respectivement 430.000 et 410.000), la part des logements qui seront attribués sous conditions de ressources ou à des loyers inférieurs à ceux du marché ne représente que 41% de la production, contre 67% en 2000.

La Fondation souligne par ailleurs que la progression globale du nombre de logements sociaux financés depuis 2004 "tient essentiellement à l'augmentation de l'offre locative intermédiaire (...) inaccessible à la grande majorité des 1.300.000 demandeurs de logements sociaux".

A l'inverse, le nombre de logements construits destinés à des ménages qui peuvent se loger sans aide a plus que doublé, passant de 100.000 en 2000 à 260.000 unités en 2006.

"Il ne faut donc pas s'étonner du décalage considérable entre l'appréciation favorable de la situation, émanant des responsables de la politique du logement, et celle des Français préoccupés par la rareté des logements proposés à des prix abordables", souligne le rapport.

La Fondation accuse l'Etat d'avoir affecté, ces dernières années, les ressources publiques à promouvoir des produits immobiliers qui ont contribué à l'affaiblissement du rôle social du parc privé. Ainsi, souligne-t-elle, le dispositif "Robien" a-t-il contribué à la hausse des loyers privés.

La dégradation des situations sur toute la chaîne du logement, souligne-t-elle, a "des effets dévastateurs pour les plus fragiles" contraints de se loger dans toutes sortes d'habitations "indignes" : squats, bidonvilles, campings, caves...

L'"imprécision" des chiffres de ce "non-logement", ajoute la Fondation, ne doit pas conduire à minorer l'importance du phénomène. Elle en veut pour preuve, par exemple, la "flambée" des demandes de domiciliation administrative et postale.

Selon Christophe Robert, ce type d'inscriptions auprès des associations est passé du simple au triple en cinq ans : à La Rochelle, l'association l'Escale a reçu 1900 demandes de domiciliation en 2006 contre 350 dix ans plus tôt.

Une deuxième mesure, a-t-il précisé, est l'inscription à l'école d'enfants qui n'ont pas d'adresse: en Seine-Saint-Denis, ce serait le cas de 20.000 enfants.


Désirs d'avenir Val d'Oise organise prochainement un débat sur le logement où nous pourrons développer tous ces problèmes. Il se tiendra à Bezons, je vous en dirais plus dans quelques jours.
Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 12:33
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Ni de droite ni de gauche, François Bayrou? Le candidat « antisystème », porte-parole des « petits », est en fait un représentant des notables. Ses réseaux, ses soutiens, ses alliés sont à droite.


Comme Sarkozy « qui a changé », Bayrou tente de se faire passer pour un homme neuf, un homme qui appartient à l’avenir et auquel l’avenir appartient. Mais l’ancien ministre de Balladur et de Juppé a aussi un passé, et un bilan.
Depuis 2002, le groupe UDF a régulièrement soutenu les gouvernements dirigés par l’UMP et son ancien lieutenant Gilles de Robien est aujourd’hui ministre de l’Education dans le gouvernement Villepin.
Pendant quatre ans, il a tout voté avec l’UMP, avant d’entrer en dissidence avec une fraction de son groupe suffisamment réduite pour que toutes les lois passent quand même.
Sa posture d’opposant est récente. De toute sa carrière politique, il n’a voté qu’une seule motion de censure contre un gouvernement de droite, celle que le Parti socialiste a déposée le 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin à l’issue de la crise du CPE. Et encore : sur les trente députés que compte son groupe parlementaire, seuls dix l’ont suivi. Fort logiquement : la censure n’était même pas une consigne de groupe.

Bayrou, c’est la France des notables et de l’immobilisme
Candidats autoproclamé des « petits », François Bayrou est en fait le représentant de la France des notables. Ses électeurs représentent une bourgeoisie protégée des évolutions du pays réel, qui ne s’intéresse que de très loin aux préoccupations des salariés.
Son seul bilan ministériel le dit assez : après avoir tenté de remettre en cause la laïcité et amené des centaines de milliers de Français dans la rue, Bayrou a été le ministre de l’immobilisme. Pour s’assurer la docilité du monde enseignant, il a choisi de ne rien faire et a laissé se dégrader les métiers. Aujourd’hui encore, ses propositions pour l’école et les enseignants ont presque vides. Son discours se réduit à dire « je suis des vôtres ». C’est un peu facile. Et le ministre actuel, Gilles de Robien, montre bien par ses mesures la réalité du projet UDF pour l’école : non pas s’engager vers l’avenir, mais revenir en arrière et laisser se dégrader la condition d’enseignant, alors qu’il faut regarder en avant et non en arrière.

La stratégie de Bayrou n’est pas de créer une alternative, mais de peser au sein de la droite
Sauf très rares exceptions, dans les régions et dans les conseils généraux, les élus UDF votent à droite et forment des majorités avec l’UMP. C'est le cas au Conseil général du Val d'Oise où cette alliance UMP-UDF se cache sous le nom : "Union pour le Val d'Oise", c'est aussi la situation de la ville d'Argenteuil!
Le souci de Bayrou n’est pas de créer une alternative, mais de peser au sein de la droite. Face à Sarkozy et à Le Pen, il n’a presqu’aucune chance de passer le premier tour. Son seul intérêt est de peser le plus lourd possible dans les négociations avec l’UMP pour les législatives de 2007 et les municipales de 2008 et pour son propre avenir ministériel.
Voter Bayrou, c’est faire le jeu de cette stratégie. Bayrou vote à droite, Bayrou gouverne à droite, Bayrou s’allie à droite


Donner sa voix à Bayrou, c’est donner sa voix à la droite !
Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 13:58
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Dans son édition du samedi 20 janvier 2007, le Parisien Val d'Oise présente le bilan de la délinquance dans le Val d'Oise en 2006. Si, au niveau du département les chiffres présentés montrent une décrue des actes de délinquance, la Ville d'Argenteuil est loin de profiter de cet élan.

En effet, en 2005 le nombre de faits constatés atteignait 7619, il est pour 2006 de 7831 soit 212 actes supplémentaires et 2.7% d'augmentation. Le bilan du Ministère de l'Intérieur et de la Mairie n'est pas bon. Ces données confirment que le sentiment d'insécurité est toujours aussi présent sur notre commune mais aussi que cela se fonde sur une réalité de terrain.

Dans ce dossier, on ne peut que constater que le remplacement de la police de proximité par la B.A.C pour les opérations "coup de poing" et la police municipale pour les amendes ne permet pas de créer les conditions d'une réelle sécurité à laquelle les habitants d'Argenteuil ont droit.

Le bilan n'est pas bon, les méthodes doivent changer, dans ce domaine le couple Sarkozy/Mothron n'aura réalisé que des coups médiatiques, loin des attentes et des besoins de nos concitoyens.

Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 12:09
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Se loger : un fardeau pour la plupart, un luxe pour beaucoup

Ces dernières années, la situation du logement dans notre pays est devenue intolérable. Pour des millions de personnes, toutes générations et tous territoires confondus, le logement est trop cher ou totalement inaccessible.
Nous manquons de logements et nous ne construisons pas assez de logements sociaux. Ainsi, 85% des constructions nouvelles réalisées en 2005 ne sont pas accessibles à 75% des ménages du fait de loyers trop élevés.
Cette tendance n’a fait que s’aggraver ces dernières années. La part du logement dans les dépenses des Français est passée de 15% du budget d’un ménage à près de 20% en moyenne aujourd’hui. Mais c'est surtout pour les bas salaires que la situation est la plus intolérable, la part du logement dans le budget du ménage pouvant atteindre 40 à 50%. Ainsi, deux Français sur trois réunissent les conditions de revenu pour accéder à un logement social à loyer modéré.

Logement : une droite irresponsable et démagogique

La droite a largement contribué à cette situation en démantelant les instruments de politique publique, en réduisant les budgets (encore 77 millions d'euros en moins en 2007 pour la construction locative sociale), en supprimant le ministère du logement et en encourageant la spéculation par des cadeaux fiscaux pour les plus aisés (en particulier l'amortissement de Robien).
Le résultat est une situation alarmante : des prix et des loyers qui explosent ; 3,2 millions de mal logés, 1,3 millions de demandeurs en attente d’un logement social ; 100 000 familles expulsées et 100 000 SDF ; entre 400 000 et 600 000 logements indignes, insalubres ou dangereux, la droite ayant en 2002 abandonné le plan d’éradication de l’habitat indigne mis en place par les socialistes.

Nicolas SARKOZY a beau jeu maintenant de dénoncer la « République virtuelle » qui proclame le droit au logement et qui ne construit pas de logements. Il a pourtant été un des principaux responsables de cette politique depuis 5 ans. Sa proposition de revenir à la déductibilité des intérêts d'emprunt sera à nouveau un cadeau qui ne concernera pas la moitié des Français qui ne paie pas l'impôt sur le revenu. Ce sont pourtant les plus touchés par les problèmes de logement. On ne peut également que s'étonner de voir le Président Chirac découvrir le droit opposable au logement à trois mois de la fin d'une présidence qui dure depuis douze ans.

Avec les socialistes un projet volontariste et ambitieux pour le logement de tous

Face à cette situation dramatique, le projet des socialistes comporte des mesures fortes :
· construction de 120000 logements locatifs sociaux par an et éradication de l’habitat indigne,
· mobilisation du foncier disponible de l’Etat et généralisation des agences foncières régionales pour dégager suffisamment de terrains à construire,
· obligation aux programmes immobiliers privés de consacrer un quart des opérations à la production de logements sociaux sur les territoires déficitaires en logements de cette nature.
· plafonnement à 25 % maximum de la part du budget des ménages modestes consacrée au logement dans le parc social et le parc privé conventionné (« bouclier logement »),
· garantie mutuelle locative, revalorisation annuelle des APL, et suppression des avantages fiscaux sans contrepartie sociale.
Il faudra être encore plus volontariste. C’est pourquoi, l’Etat pourrait se substituer à la carence des communes qui s’enferment dans l’égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logement nécessaires. Un service public de la caution permettra d’assurer les impayés de loyer et d’éviter les expulsions. Les nombreux logements vacants spéculatifs seront mis en location et les logements inoccupés depuis plus de deux ans seront surtaxés. Les communes pourront procéder à des acquisitions-réquisitions.

La République véritable, c’est de faire du droit opposable au logement une réalité concrète et non un simple effet d’affichage !
Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 10:43
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A propos de l'auteur

Je suis Maire d'Argenteuil, 1ère ville du Val d'Oise (104 000 habitants), depuis mars 2008

Autres responsabilités :

Président d'Argenteuil-Bezons l'Agglomération
Président d'Argenteuil-Bezons Habitat
Président du Conseil d'Administration de l'hôpital d'Argenteuil

Au Parti socialiste :

Membre du Conseil national

Secrétaire national du PS
Membre des instances fédérales du Val d'Oise

Responsable du Logement au sein de l’équipe de campagne de François Hollande, candidat aux primaires socialistes

 

Contact :

pdoucet.argenteuil@gmail.com

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