Le collectif Désirs d'avenir Val d'Oise (association mise en place par Ségolène Royal) organise une grande rencontre mardi 26 septembre, j'attire l'attention des argenteuillais et des argenteuillaises sur ce rendez-vous.


Le collectif Désirs d’Avenir Val d’Oise propose
à tous ceux qui soutiennent Ségolène Royal ou souhaitent
s’informer sur ses actions, ses propositions et celles de son
association de se retrouver :

Mardi 26 septembre 2006
à 20h30
Salle Henri Denis à Taverny
(149 rue d’Herblay, à côté de la mairie annexe)

Cette rencontre sera l’occasion de débattre sur les sujets locaux et nationaux, de vous présenter les initiatives de Désirs d’Avenir dans le Val d’Oise et d’échanger sur les échéances internes au Parti socialiste et leurs suites. Elle se terminera par un pot amical.



Contact et infos :
tel : 06.75.23.13.95
contact@desirsdavenir-valdoise.com

Télécharger l'invitation
Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 12:01
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Dominique de VILLEPIN a annoncé hier l’augmentation de 230€ de la prime pour l’emploi (PPE), qui passerait de 714€ à 940€.

Je vous propose de lire l'analyse proposée par Désirs d'Avenir.

D'accord, pas d'accord? vous pouvez prolonger le débat sur le site www.desirsdavenir.org


Analyse

Depuis juillet 2004, le prix de l’essence a progressé de 23,1%, le gazole de 28,7%, le gaz naturel de 33%, les loyers de 5,3% (+ 2,46% sur le premier trimestre 2006) et l’inflation de 3,7% (+1,9% sur le premier trimestre 2006). Toute mesure permettant de compenser la baisse du pouvoir d’achat des ménages est donc une bonne chose.
Mais ces annonces électoralistes, préparées dans l’improvisation et la précipitation (G. LARCHER, ministre délégué à l’emploi, avait annoncé dimanche une augmentation de 130€ et une PPE à 809€…), sont insuffisantes et défavorables aux salariés les plus fragiles.

1- Une mesure dérisoire au regard des avantages accordés aux hauts revenus

L’augmentation de la PPE ne saurait faire oublier que la politique fiscale menée par le gouvernement de droite depuis 2002 a d’abord profité aux hauts revenus.
La mesure devrait coûter 500 millions d’euros en 2007. Elle bénéficiera aux 8,8 millions de foyers qui gagnent entre 3 570€ et 16 659€ par an, soit moins de 57€ par foyer. Par comparaison, rappelons par exemple que la baisse de 5% en 2004 de l’impôt sur le revenu a représenté 1 700€ pour un foyer avec 2 enfants dont les revenus annuels s'élèvent à 153 000€ !
Quant aux foyers dont les revenus sont trop faibles pour avoir pu bénéficier des baisses d’impôt, mais trop élevés pour être concernés par la PPE, le bénéfice qu’ils pourront tirer de la politique fiscale du gouvernement sera de… zéro euro.

2- Une mesure aux effets pervers pour les bas salaires

Créée en 2001 par le gouvernement de Lionel JOSPIN, la PPE visait à faciliter le retour à l’emploi des chômeurs dans une période de croissance soutenue. Constatant que le niveau des minima sociaux pouvait dissuader de reprendre une activité salariée, le gouvernement avait créé la PPE en faveur des bas salaires. Ceci avait favorisé l’emploi et soutenu la croissance.
Tout autre est aujourd’hui l’esprit de la mesure annoncée par la droite : en la portant à un niveau qui atteint presque un SMIC mensuel, elle fait de cette prime non plus un soutien à la reprise au travail, mais un substitut au salaire.
Alors que le gouvernement devrait permettre aux bas salaires de profiter du timide retour de la croissance, cette mesure va en effet favoriser l’inverse : les entreprises, sachant que les salariés concernés connaîtront une augmentation de la PPE, seront encouragées à ne pas les augmenter, et à créer des emplois faiblement rémunérés. Ceci prolonge la politique d’accroissement des écarts salariaux qui caractérise l’action de la droite depuis 5 ans (en 2003 : dirigeants d’entreprise + 3%, ouvriers +0,5%, employés –0,4%...). Encore un cadeau, certes indirect, aux entreprises !

3- Une mesure qui ignore les salariés les plus précaires

La PPE est proportionnelle au nombre d'heures travaillées : plus on travaille, plus la PPE est élevée, et moins on travaille, plus l'aide est faible. Le montant de 940€ concernera les salariés à plein-temps rémunérés au SMIC. Pour un mi-temps rémunéré au SMIC, la PPE sera de 470€, soit 39,16€ par mois. Pour une personne à quart temps au SMIC, pas de prime pour l’emploi, alors que c'est elle qui aurait sans doute le plus besoin de ce type d'aide.
Le renforcement du dispositif PPE est donc d’un effet négligeable pour les salariés à temps partiel. Or, les temps partiels sont en augmentation constante depuis 2002 (4,3 millions de personnes en 2005 contre 3,9 millions). La droite renforce un peu plus la précarité dans laquelle vivent de nombreux salariés.
Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /Août /2006 15:10
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Ce dimanche, Ségolène Royal a effectué sa rentrée politique dans le cadre de la fête de la Rose de Frangy en Saone-et-Loire. Cette rencontre militante a pris les allures d'un grand meeting présidentiel. Je vous propose quelques extraits de son intervention.


La rentrée approche aussi pour moi. Je vais reprendre en début du mois de septembre mes permanences. Les prochaines semaines verront aussi se mettre en place de nombreuses initiatives politiques sur Argenteuil....revenez régulièrement sur le blog pour en savoir plus....

Bonne rentrée à tous!


 

Avec AFP.(20 aout 2006)

Dans son discours,  Ségolène Royal s'est clairement inscrite dans la  ligne de François Mitterrand. «Les ravages sociaux et le gâchis humain sont le produit de la brutalité de la droite, de son inertie et de la confiscation du pouvoir contre lesquels nous nous apprêtons à mener une bataille décisive», a-t-elle déclaré, faisant ensuite longuement référence à François Mitterrand, «dans cette Bourgogne qu'il aimait tant», et revendiquant «la lignée mitterrandienne».
 
Citant une de ses dernières déclarations, en 1993, Ségolène Royal a fait la liste des valeurs qu'il défendait : «le devoir d'unité», «le courage», la nécessité de changements profonds. «C'est ainsi que je conçois l'exercice de la responsabilité politique et le rôle d'un chef de l'Etat», a-t-elle martelé.
 
«Ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous sépare». Ségolène Royal a lancé «un appel au rassemblement de toutes celles et de tous ceux qui veulent que ça change et que la France se redresse». «Nous avons envie de voir en 2007 la France concrétiser ce désir d'avenir et de changement que je vois monter dans le pays», a dit la candidate supposée à l'investiture socialiste, avant d’ajouter : «Cette victoire et cette réussite, nous devons patiemment les construire, car rien n'est gagné d'avance».
 
«La République fonctionne mal», a jugé Ségolène Royal en faisant un geste comme si elle la balayait de la main. Elle a ensuite proposé de «mettre en place une nouvelle République» sans pour autant suggérer immédiatement une VIe République, chère à Arnaud Montebourg, qui l'avait invitée à la Fête de la Rose.
 
D'après Ségolène Royal, le débat démocratique est «confisqué», les promesses électorales «souvent oubliées», le dialogue social «bien trop archaïque», la justice «ébranlée» et «c'est l'Etat qui ainsi risque de perdre sa crédibilité».
 
Elle a donc proposé de réformer les institutions. «Est-ce que cette réforme va conduire à une VIe République?» s'est-elle interrogée. «Faisons d'abord les choses et nommons les ensuite»,a –t-elle lâché avant de prôner une «démocratie participative» qui donne «plus souvent la parole aux citoyens», avec une représentation des Français dans leur diversité, le respect de la parité et le non-cumul des mandats.
 
 
«Le premier facteur de déstabilisation du monde c'est la misère. Ce sont les écarts qui se creusent, c'est l'humiliation de ceux qui sont bafoués et qui poussent à la violence ou qui permettent toutes les manipulations sur ces esprits humiliés», a lancé Ségolène Royal. Elle a également dénoncé le «simplisme» de la théorie de «l’axe du mal» défendue par le président américain George Bush. «Les guerres préventives aggravent les problèmes plus qu'elles ne prétendent les traiter, il n'y a plus que George Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak», a-t-elle ensuite estimé.
 
«Un syndicalisme de masse» Ségolène Royal a préconisé dimanche l'avènement «d'un syndicalisme de masse», affirmant que la France devait sortir de «l'archaïsme des relations sociales», pour une meilleure défense des salariés.
 
L'immigration choisie de Sarkozy est «insupportable» «Voyez ce qu'organise le ministre de l'intérieur, l'immigration choisie, mais qu'est ce que cela veut dire ? On irait piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé ? Mais c'est insupportable», a lancé Ségolène Royal. Et d’ajouter : «Nous avons dans notre propre intérêt à favoriser le co-développement».
 
L’expérience «J'entends dire ça et là qu'il faudrait pour diriger la France une expérience que très peu possèdent ici bas», a expliqué la présidente de la région Poitou-Charentes. «Je sais surtout que ce qui compte, c'est la capacité à mobiliser l'expérience politique de toutes les volontés et de tous les talents d'un pays». «Le rôle d'un chef de l'Etat bien entouré, c'est de fixer un cap et de veiller à ce qu'il soit tenu», a considéré l'ancienne ministre.
Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 19:08
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Bonjour,

Le blog "Argenteuil à Gauche" prend quelques jours de vacances.

En cas d'urgence pendant l'été vous pouvez m'envoyer un mail à cette adresse : philippe@argenteuilagauche.com

La rentrée politique va être très chargée, notamment au PS où nous allons désigner notre candidat(e) pour l'élection présidentielle. Je soutiens Ségolène Royal, j'espère que mes camarades socialistes feront eux aussi majoritairement ce choix.

En tout cas, ils sont très nombreux à avoir pris contact avec le collectif Désirs d'Avenir Val d'Oise  ==> www.desirsdavenir-valdoise.com

Bonnes vacances,

A très bientôt

Philippe


Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 17:48
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Communiqué de Malek BOUTIH

Secrétaire National du Parti socialiste  aux Questions de Société

le 24/07/06

Les chiffres de régularisations d’enfants étrangers sans-papiers annoncés par le ministre de l’Intérieur sont artificiels et inquiétants.

Annoncer le 24 juillet un nombre final de 30% de régularisations alors que la circulaire donne la date butoir du 13 Août, et que pour l’essentiel la majorité des dossiers n’a pas été examinée, montre l’incompétence du ministre de l’Intérieur.

Sa politique est incohérente et contradictoire : d’un côté les dossiers sont censés être examinés au cas par cas, de l’autre il fixe arbitrairement un chiffre plafond de régularisation.

Cette annonce est donc un signe inquiétant pour toutes les familles qui ont fait une demande de régularisation auprès des préfectures, qui ont fait des démarches en toute confiance, et qui risquent pour 70% d’entre elles d’être tombées dans un piège.

La chasse aux enfants sans-papiers risque de reprendre de plus belle. L’annonce de nouvelles expulsions en témoigne.

Le Parti socialiste réaffirme son entier soutien au Réseau Education Sans Frontières et aux mobilisations des enseignants, des parents d’élèves et des citoyens pour obtenir la régularisation des enfants scolarisés en France et de leurs familles.


RESF : BILAN D’ETAPE AU 24 JUILLET 2006

 

-  permanences à Argenteuil : le vendredi, espace Nelson Mandela, de 19h à 20h
-  permanences à Cergy : le lundi, maison des syndicats, de 17h30 à 19h
Mardi 25 juillet 2006 2 25 /07 /Juil /2006 12:44
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J'ai évoqué ce thème plusieurs fois ces derniers mois, Libé propose un grand article qui résume bien la bataille qui s'est menée autour de la loi SRU.








Malgré ses assauts répétés, la majorité n'est pas venue à bout de l'article 55 de la loi SRU, qui fait obligation aux communes de se doter de 20% de logements sociaux. Une disposition très populaire, élevée au rang de mythe républicain.
Par Tonino SERAFINI
Jeudi 13 juillet 2006
Il est 19 h 30, ce 30 mai 2006, et l'Assemblée nationale vient de suspendre sa séance. Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et une trentaine de députés du groupe UMP se retrouvent salle Colbert. Il y a urgence, la droite est prise à son propre piège. Elle s'est mise une nouvelle fois en tête de vider de sa substance l'article 55 de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains), qui oblige toutes les communes à atteindre un quota de 20 % de HLM pour favoriser la mixité sociale. Mais la majorité est à la peine : l'opinion y est hostile (1). Les associations de lutte contre les exclusions ou oeuvrant en faveur du logement des défavorisés ont fait connaître leur opposition et cassé leur tirelire pour publier dans la presse un appel à «Mesdames et Messieurs les Parlementaires». «Si le mot inégalité ne vous fait pas tressaillir, peut-être serez-vous plus sensibles au mot injustice. [...] Ne touchez pas aux 20 %», écrivent les signataires, dont la fondation Abbé-Pierre, le Secours catholique, Habitat et humanisme, la Fédération d'entraide protestante, la Ligue des droits de l'homme, Médecins du monde, ATD Quart Monde ou les Restos du coeur... L'Union sociale pour l'Habitat (ESH), qui fédère tous les organismes de HLM, est également défavorable à toute modification de la loi. Dans ces milieux, on souligne qu'en Ile-de-France, plus de 50 % du 1,1 million de logements HLM sont situés dans 9 % des communes. Des instances reconnues, comme le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées ­ présidé par Xavier Emmanuelli, l'ancien ministre de Juppé chargé de l'Action humanitaire ­, fait connaître son hostilité. L'Evêque de Lyon participe à une manifestation organisée par Habitat et humanisme.
70 % des ménages éligibles aux HLM 
Déjà, au Sénat, cette tentative de détricotage s'est soldée par un fiasco : des sénateurs UDF comme Michel Mercier ou Valérie Létard ont convaincu leurs collègues centristes de refuser de toucher aux quotas des 20 %. Leur groupe a voté avec la gauche pour faire avorter l'offensive orchestrée, de l'Assemblée, par le député UMP des Hauts-de-Seine Patrick Ollier.
Mais de tous ces avertissements, l'UMP n'a que faire. A l'heure où le texte revient en seconde lecture au Palais-Bourbon, elle persiste, forte de sa majorité absolue. Ollier, président de la commission des Affaires économiques, tient à son amendement au prétexte que certains accédants à la propriété ne sont pas plus riches que des locataires HLM. Le ministre de la Cohésion sociale est débordé par sa majorité parlementaire. Mais cette méthode aux forceps suscite malgré tout des remous au sein du groupe. Et la réunion salle Colbert a pour objectif de désamorcer une nouvelle crise après l'épisode calamiteux du CPE.
Parmi les présents, figurent le sarkozyste Pierre Méhaignerie ­ député UMP d'Ille-et-Vilaine et ancien ministre du Logement ­ et Etienne Pinte, député-maire UMP de Versailles, tous deux hostiles à l'idée de toucher au quota de 20 %. «Il y a des besoins pour les démunis, mais aussi pour la petite classe moyenne qui peine à se loger dans le privé. Faute de moyens, beaucoup d'employés municipaux de Versailles habitent Chartres ou Dreux et font la navette tous les jours», souligne Etienne Pinte Plus politique,  Pierre Méhaignerie  insiste sur les dangers de l'entêtement, pointe le risque de saper le bilan du ministre de la Cohésion sociale, seul jugé présentable par la droite elle-même, avec le programme de rénovation urbaine, les emplois aidés, la baisse du chômage et les services à la personne. «J'ai dit à cette réunion : "La loi Engagement national pour le logement de Jean-Louis Borloo est une bonne loi. Mais l'amendement Ollier va tuer le message en remettant en cause les 20 %. On risque de briser un bilan"», raconte Méhaignerie. Parmi les opposants à l'amendement figure aussi Jacques Pélissard, député UMP du Jura et président de l'Association des maires de France (AMF). Au bout de deux heures de débats, la décision est prise : l'amendement Ollier est retiré.
La dernière tentative de la droite pour dénaturer l'article 55 de la loi SRU a fait long feu. Et probablement pour longtemps. Ce qui s'est joué ce jour-là salle Colbert, c'est la reconnaissance implicite, par les élus de droite, de leur impuissance à aller à contre-courant d'une mesure qui s'est imposée comme un symbole de justice sociale, un levier pour contrebalancer les inégalités, la preuve aussi qu'une action publique volontariste pouvait être efficace quand 70 % des ménages français sont éligibles au logement social.
Le droit de préemption dévoyé 
Ce nombre de 20 % est devenu un repère, une référence, une sorte de baromètre pour mesurer la volonté des collectivités locales d'accueillir toutes les classes sociales sur leur territoire. L'article 55 de la loi SRU relève d'une construction législative au long cours. On trouve ses prémices dans la loi Besson du 31 mai 1990, visant à améliorer l'accès au logement des personnes défavorisées. Nommé en 1989 ministre délégué au Logement dans le gouvernement Rocard, le socialiste, Louis Besson a une longue expérience d'élu local à son actif. Maire de Barby (Savoie) pendant vingt-cinq ans, il a fait passer cette commune de l'agglomération de Chambéry de 300 à 3 000 habitants en veillant à en faire un exemple de mixité sociale. Avant de prendre à la droite la mairie de Chambéry. «Lorsqu'il est arrivé au ministère, Besson était très remonté contre les égoïsmes locaux», témoigne Christian Nicol, conseiller technique à son cabinet et aujourd'hui directeur du logement à la Ville de Paris. «Besson disait : "La France compte 36 000 communes mais il ne saurait y avoir 36 000 Républiques." Sous entendu : les communes ne peuvent s'affranchir de l'intérêt général, notamment sur la question cruciale du logement.» 
Témoin direct des égoïsmes locaux, Louis Besson raconte : «Lorsque j'étais maire de Barby, seules quatre communes sur les quinze de l'agglomération de Chambéry construisaient du logement locatif social.» Sans que les autorités de la République ne s'en émeuvent. «Les administrations d'Etat ne recevaient aucune instruction pour inciter les élus à construire des villes mélangées. On ne pouvait pas compter sur une orientation de l'Etat en faveur de la mixité sociale.» 
Pire. A l'époque, lorsqu'un organisme de HLM tentait d'acheter des terrains à bâtir dans des villes peu pourvues en logement social, certains maires utilisaient leur droit de préemption urbain pour empêcher l'opération. «J'avais été alerté de ces procédés par André Chaudières [aujourd'hui décédé, ndlr], qui fût le premier président de la fondation Abbé-Pierre, se souvient Besson . Il avait un projet de résorption d'un bidonville de travailleurs migrants en Provence en partenariat avec des bailleurs sociaux. Mais lorsqu'il trouvait une parcelle, il se heurtait à cet usage dévoyé du droit de préemption.» Pour mettre fin à ces dérives, l'article 14 de la loi du 31 mai 1990 ­ la fameuse «loi Besson» ­, interdit le droit de préemption contre des projets de construction de HLM «dans les communes où l'ensemble des logements locatifs sociaux [...] représente moins de 20 % des résidences principales» . Les 20 % apparaissent pour la première fois dans une loi de la République. Pourquoi 20 % ? «Parce que cela correspondait à la moyenne des logements sociaux dans les grandes agglomérations, en sachant que des communes en comptent plus de 50 % et d'autres zéro», répond Christian Nicol.
Révoltes urbaines 
Mais la loi Besson se limite à corriger des dévoiements. L'obligation de réaliser des HLM pour les communes déficitaires viendra plus tard avec la LOV (loi d'orientation pour la ville), adoptée en juillet 1991. Depuis une dizaine d'années, la France est aux prises avec des révoltes urbaines récurrentes. Les banlieues se révoltent en région parisienne, à la périphérie lyonnaise ou à Roubaix. La crise économique a accentué la ségrégation urbaine. D'anciens quartiers populaires sont devenus des lieux de relégation pour familles en difficulté. La LOV est une bouée pour le modèle social français, fondé sur la société du vivre ensemble. Michel Delebarre, alors étoile montante du PS, est nommé ministre d'Etat chargé de la Ville. C'est lui qui défendra devant l'Assemblée cette loi qui oblige toutes les villes à atteindre un quota de 20 % de HLM. Pas question de reproduire des tours et des barres, mais de construire des petits immeubles bien intégrés au tissu urbain.
Mais la LOV est assez souple : elle privilégie la contractualisation et le partenariat entre l'Etat et les villes déficitaires en HLM sur la base de plans de rattrapage triennaux. «On était dans la créativité législative. On tâtonnait. On hésitait à imposer aux communes des contraintes trop fortes. On redoutait la censure du Conseil constitutionnel au nom de la libre administration des collectivités territoriales», affirme Christian Nicol. Alors que la LOV commence à produire des résultats mitigés, la droite, de retour au pouvoir avec Balladur (1993-1995), la vide de sa substance : les accédants à la propriété sont intégrés au quota des 20 %, afin de permettre aux communes concernées d'échapper aux HLM ­ c'est d'ailleurs ce même artifice que tentera d'utiliser plus de dix ans plus tard Patrick Ollier.
«Contribution de solidarité» 
Tout est à refaire. Il faudra attendre décembre 2000 pour que la loi SRU soit votée à l'initiative du gouvernement Jospin. Cette fois, c'est Jean-Claude Gayssot [ministre PCF de l'Equipement et du Logement] et son secrétaire d'Etat Louis Besson qui sont aux manettes. «Il fallait revenir aux 20 % et tirer les enseignements des insuffisances de la LOV», témoigne Louis Besson. La loi SRU institue une amende de152 euros par logement HLM manquant dans les villes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France) qui ont un quota de logement social inférieur à 20 %. Objectif : les inciter à construire. Pour échapper à la censure du Conseil constitutionnel, les députés ont joué avec les mots. Les communes visées payent une «contribution de solidarité». 
Après son retour au pouvoir, la droite se met, en novembre 2002, une nouvelle fois en tête de défaire le dispositif. La proposition de loi d'un groupe de sénateurs est adoptée à la hussarde en première lecture à la Haute assemblée. L'affaire en reste là. Veto de l'Elysée. En 2006, le Président, en fin de règne, étant affaibli, Ollier fait une ultime tentative. Mais la droite recule à nouveau. «L'article 55 fait désormais partie du patrimoine législatif qui survivra à toutes les alternances politiques», analyse Thierry Repentin, sénateur PS de Savoie, qui a beaucoup oeuvré pour convaincre les centristes de s'opposer à l'amendement Ollier. Pour le sénateur UDF Michel Mercier, l'UMP a échoué, car elle a tenté de s'attaquer à «une loi qui est devenue un mythe républicain» .
(1) Un sondage Nexity-TNS Sofres réalisé en janvier 2006 auprès de 1 000 personnes montre que 64 % des interrogés jugent «efficace» l'obligation de réaliser les 20 % de HLM dans chaque commune. 68 % des 400 maires sondés dans la même enquête jugent «efficace» l'article 55 de la loi SRU.

http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/193048.FR.php
Lundi 17 juillet 2006 1 17 /07 /Juil /2006 10:42
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>> Je soutiens le Réseau Education sans frontières  www.educationsansfrontieres.org

>> un numéro d'urgence est mis en place : 08.20.20.70.70

>>  Le groupe socialiste au Conseil général interrogera le Préfet vendredi en séance publique sur ce sujet [lire le communiqué du groupe], nous attendons des réponses claires!

>> Une manifestation est prévue devant la Préfecture vendredi 7 juillet à 10h00
Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /Juil /2006 12:05
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SMIC à 1500 euros       Service public de la petite enfance      Programme EVA....

Retrouvez tout le projet du parti socialiste sur le site "réussir ensemble le changement"

Mercredi 5 juillet 2006 3 05 /07 /Juil /2006 21:49
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Voici le texte de la question au gouvernement qui est à l'origine de l'incident de séance de cet après-midi entre François Hollande et Dominique de Villepin.


Monsieur le Premier ministre, en politique comme en tout, rien ne peut se construire sans la confiance.
La confiance, vous l’avez perdue auprès des Français mais aussi au sein de votre majorité.

Sinon, vous auriez d’ores et déjà privatisé Gaz de France. Et cette confiance, vous ne la retrouverez pas par le biais des actions en justice que vous intentez contre des journalistes. Jamais un Premier ministre n’avait agi ainsi sous la Vème République !

Pas de confiance dans le pays, pas de confiance de la majorité, pas ni dans la presse : dans toute démocratie digne de ce nom, le chef de l’État ou le Parlement auraient mis fin à cette situation. Mais notre pays vit actuellement sous le régime de l’irresponsabilité !

Cette irresponsabilité ne doit pas gagner les affaires industrielles et économiques. Or, l’un des fleurons de l’industrie aéronautique nationale et européenne, EADS, est aujourd’hui ébranlé par le comportement de l’un de ses dirigeants. Au moment même où Airbus annonce qu’il y aura des retards dans la livraison du gros porteur A 380 et où le cours du titre EADS s’effondre de plus de 25 % en Bourse, on apprend que trois mois plus tôt, le co-président de cette entreprise a exercé son droit d’option sur ses stock-options, réalisant au passage une plus-value de 2, 5 millions d’euros.
Sans préjuger des résultats des enquêtes diligentées par l’Autorité des marchés financiers, laquelle conclura ou non à un délit d’initié, cette attitude est doublement condamnable – et, je l’espère, sera condamnée ici même. Elle confirme en effet que des dirigeants d’entreprise n’hésitent pas aujourd’hui à s’octroyer des rémunérations considérables, au moment même où leurs salariés se trouvent réduits à la portion congrue. Ces faits ont en outre eu lieu alors que le groupe EADS annonçait un millier de suppressions d’emplois dans sa filiale Sogerma de Mérignac.

Dès lors que l’État français détient 15 % du capital de EADS, dès lors que le Président de la République et vous-même, Monsieur le Premier ministre, vous avez joué un rôle dans la nomination du co-président d’EADS, M. Forgeard, lui maintenez-vous votre confiance ? Si tel était le cas cela signifierait que l’irresponsabilité générale l’a emporté, puisqu’on aurait la preuve qu’un président d’entreprise peut se comporter ainsi sans être rappelé à l’ordre par l’État
Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 18:49
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Dans le Val d’Oise, beaucoup de socialistes ou de sympathisants de gauche soutiennent Ségolène Royal dans sa démarche qui pourrait la conduire à représenter le Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2007.

A quelques mois de cette élection majeure pour notre pays et pour l’Europe, nous avons souhaité participer à cet élan de forces militantes et citoyennes en créant le comité « Désirs d’Avenir » du Val d’Oise.
« Désirs d’Avenirs » est l’association mise en place par Ségolène Royal, association qui s’articule autour d’un forum participatif sur Internet qui connaît un grand succès.
Ecouter pour agir juste, tel est le concept de ce forum.

Comme beaucoup, nous sommes persuadés que Ségolène Royal représente un nouveau souffle pour la France et pour la gauche.

En 2007, le Parti socialiste devra soutenir la personne capable d’incarner notre programme mais aussi d’incarner un changement d’ère politique, de méthode, de comportement…de génération. Un souffle nouveau pour battre la droite et gouverner durablement et efficacement à gauche dans une confiance retrouvée avec les français.

Notre territoire déborde d’énergie, nombreux sont ceux qui veulent aider à une alternance politique en 2007, construire un nouveau projet de « vivre ensemble » ou débattre des enjeux majeurs de notre société. La création du comité « Désirs d’Avenir Val d’Oise » vise à encourager toutes ces énergies et à redonner espoir à la gauche et à la France.

Nous refusons l’avenir que nous propose la droite et Nicolas Sarkozy. Nous invitons tous les valdoisiens qui entendent comme nous dans le discours de Ségolène Royal un message d’espoir et de renouveau à nous rejoindre.

Pour cela, un numéro de téléphone est mis en place : 06.75.23.13.95
ainsi qu’un site Internet : www.desirsdavenir-valdoise.com

Très prochainement, une première réunion-débat du Comité du Val d’Oise se tiendra. Ces rendez-vous se multiplieront sur l’ensemble du département jusqu’en 2007.
Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /Juin /2006 07:35
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A propos de l'auteur

Je suis Maire d'Argenteuil, 1ère ville du Val d'Oise (104 000 habitants), depuis mars 2008

Autres responsabilités :

Président d'Argenteuil-Bezons l'Agglomération
Président d'Argenteuil-Bezons Habitat
Président du Conseil d'Administration de l'hôpital d'Argenteuil

Au Parti socialiste :

Membre du Conseil national

Secrétaire national du PS
Membre des instances fédérales du Val d'Oise

Responsable du Logement au sein de l’équipe de campagne de François Hollande, candidat aux primaires socialistes

 

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