Le Parti socialiste dénonce avec la plus grande fermeté une nouvelle manœuvre de la droite contre la majorité de gauche du conseil Régional d’Ile-de-France sur le dossier du Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF).

Lors de l’examen de la loi Perben sur la sécurité et le développement du transport à l’Assemblée nationale, par le biais d’un amendement de Patrick Devedjian, la droite vient de remettre en cause le transfert à la Région des compétences pleines et entières de la gestion du STIF. Ainsi cet amendement adopté dans la nuit de mardi à mercredi, loin de servir l’intérêt des usagers et de viser au bon fonctionnement du STIF, a pour seul objet de faire dépendre les décisions du conseil d’administration d’une minorité de blocage et d’une remise en cause du choix démocratique des franciliens lors des élections de 2004.

Le groupe socialiste et apparentés au Conseil général et  Bernard Calabuig pour le Parti Communiste ont déposé une motion lors de la séance publique du 16 décembre au Conseil général. Elle vise à faire dénoncer cette manoeuvre. Toutefois, nous pouvons douter de la bonne volonté de la droite départementale dans ce dossier, elle qui a tenté déjà de torpiller l'action de la Région en réclamant la création d'un établissement public foncier départemental.


Voici le texte de la motion :

Motion relative au STIF

déposée par la groupe socialiste et apparenté et Bernard Calabuig (PCF)


Un amendement a été voté à l’Assemblée Nationale dans la nuit du 12 au 13 décembre 2005 sur proposition de M.Devedjian, député UMP et Vice-président chargé des transports au Conseil général des Hauts de Seine.

Cet amendement implique que toute décision du STIF doit être prise à la majorité des deux tiers lorsqu’elle fait progresser les contributions publiques à plus de 2% au dessus du taux moyen d’évolution des tarifs.

Ce niveau est tellement ridicule, que tout développement sérieux de l’offre de transport, toute politique tarifaire sociale deviendrait impossible à mettre en œuvre sans l’aval de la minorité régionale, dont on connaît la volonté de ne pas développer les services publics.

La création de cette minorité de blocage n’a pour seul objectif que la mise en difficulté du Conseil régional au détriment des 12 millions d’usagers concernés.

Cet amendement, qui s’ajoute à un transfert de compétences réalisé dans des conditions difficiles, va entraîner la paralysie du STIF. C’est au contraire un développement ambitieux qui réponde aux besoins des usagers, au droit à la mobilité et aux exigences de la qualité de vie et de l’air en Ile de France, qui doit être mis en œuvre.

Le Conseil général demande que cet amendement non conforme aux intérêts des Valdoisiens soit retiré.


Mardi 20 décembre 2005 2 20 /12 /Déc /2005 09:49
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